«Étudier en Algérie»: Baddari reçoit dimanche les pionniers du programme

Le ministre Kamel Baddari reçoit 415 étudiants étrangers inscrits à leurs frais. Un tournant historique pour l’enseignement supérieur algérien, qui engrange déjà les premières retombées financières.
Ils viennent d’Afrique, d’Europe et du monde arabe. Ils ont choisi l’Algérie. Et ils paient pour cela.

Dimanche prochain, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, lèvera le voile sur la première promotion du programme «Étudier en Algérie».
Une opération inédite, lancée sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et dont les premiers résultats dépassent toutes les attentes.
415 étudiants étrangers ont été sélectionnés parmi plus de 2 000 candidatures. Leur point commun ?
Ils assument intégralement leurs frais de scolarité, hors de tout système de bourses ou d’accords intergouvernementaux. Du jamais-vu dans l’histoire de l’université algérienne.
C’est à la faculté des sciences de l’information et de la communication de l’université d’Alger 3 que le ministre rencontrera ces pionniers. Un premier dialogue direct, sans filtre ni intermédiaire.
Au programme : les conditions d’études, la qualité des enseignements, mais aussi et surtout l’hébergement. Car le défi est aussi logistique. Entre les cités universitaires et le logement privé, l’État a dû organiser un accueil à la hauteur de son ambition. Les premiers concernés livreront leur verdict.
Si le montant exact des recettes n’a pas encore été officialisé, le ministre devrait dévoiler dimanche les premières données chiffrées. Une manière de démontrer que l’excellence académique peut aussi
rapporter des devises. Mais l’objectif ne se limite pas au volet financier. Derrière ce programme, une stratégie d’influence se dessine.
Faire de l’Algérie une destination d’études crédible, concurrentielle, attractive. Le pari est osé.
Les premiers indicateurs sont verts. Pour en arriver là, il a fallu structurer, normer, organiser.
La circulaire n°31 du 25 mai 2025 a posé les jalons. Des comités nationaux et régionaux ont été installés.
Une plateforme numérique a été lancée en avril 2025.
Une équipe dédiée accompagne désormais chaque étudiant étranger, du choix de la spécialité jusqu’à la recherche d’un toit.
L’objectif affiché est clair : fidéliser cette première génération pour qu’elle devienne, demain, la meilleure ambassadrice de l’université algérienne. Un exposition sera organisée en marge de la rencontre. Elle mettra en lumière les réalisations du secteur et le travail des étudiants. Vitrine du savoir-faire algérien. Support de promotion pour attirer les prochaines cohortes.
Car la machine est déjà en marche. Le ministre annoncera également, dimanche, les dates d’ouverture des inscriptions pour la prochaine promotion, visant la rentrée universitaire 2026-2027.
L’objectif ? Attirer toujours plus. Séduire toujours mieux. Faire de l’Algérie un hub régional du savoir.
Il y a cinq ans, le projet relevait de l’utopie. Dimanche, il aura un visage, une parole, une réalité.
Razyka T.