Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a porté la voix de l’Algérie, à Addis-Abeba, lors d’une séance de haut niveau du Forum des entreprises africaines (ABF 2026).
Organisé par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) en marge du Sommet de l’Union africaine, ce forum de référence a réuni décideurs politiques, investisseurs et acteurs de l’écosystème entrepreneurial autour du thème : «Financer l’avenir de l’Afrique : emplois et innovation pour une transformation durable». Dans son intervention, M. Ouadah a appelé à «renforcer la coopération continentale en tirant parti des mécanismes issus des précédentes éditions de la Conférence africaine des start-up». Cette insistance n’est pas anodine : l’Algérie a accueilli cet événement majeur et entend bien jouer un rôle moteur dans l’émergence d’un écosystème innovant panafricain.
Le ministre a plaidé pour une mutualisation des acquis et des mécanismes déjà éprouvés, afin d’accélérer la dynamique entrepreneuriale sur l’ensemble du continent.
Le message du ministre algérien s’inscrit dans une vision stratégique de rupture : l’Afrique doit cesser d’être un simple exportateur de matières premières pour devenir un créateur de haute valeur ajoutée.
M. Ouadah a insisté sur la nécessité d’encourager l’entrepreneuriat et l’innovation, tout en généralisant l’accès aux technologies modernes . Cette transition passe impérativement par le renforcement des infrastructures numériques, condition sine qua non pour permettre l’éclosion d’une économie compétitive et connectée.
Le ministre a également mis en lumière deux secteurs stratégiques pour l’avenir du continent :
L’intelligence artificielle, comme levier de saut technologique et de compétitivité et la technologie agricole (agritech), pour garantir la sécurité alimentaire et construire une croissance durable.
Ces orientations répondent à un double défi : nourrir une population croissante tout en créant des emplois pour la jeunesse africaine, qui constitue le cœur de cible de l’édition 2026 du forum.
Prenant exemple sur son pays, Noureddine Ouadah a présenté l’expérience algérienne en matière de promotion des start-up et de l’innovation. Il a présenté cette dynamique comme un levier essentiel dans la stratégie nationale de diversification économique, visant à opérer une transition progressive d’un modèle historique basé sur les hydrocarbures vers une économie reposant sur la connaissance et le savoir.
Cette démonstration intervient dans un cadre plus large : le Forum des entreprises africaines 2026 ambitionne de repositionner le continent comme une destination d’investissement majeure, en mobilisant des financements innovants et en mettant l’accent sur les industries numériques, les PME et l’économie créative . L’Algérie, par la voix de son ministre, entend bien prendre toute sa place dans cette nouvelle donne continentale.
Samira G.
Économie de la connaissance: L’Algérie veut faire de l’innovation le moteur de l’Afrique

