Du 21 février au 17 mars: Alger, capitale des musiques et des arts vivants

Du 21 février au 17 mars, Alger se métamorphose en une vaste scène culturelle où se croisent traditions et modernité. Trois pôles majeurs – l’Office Riadh El Feth, le Palais des Raïs (Bastion 23) et l’Établissement Arts et Culture – orchestrent un programme foisonnant qui investit salles, places publiques et quartiers
populaires.
Chaque soir, la ville résonnera de concerts chaâbi, de soirées andalouses, de rythmes gnaoua et de créations contemporaines, offrant aux habitants comme aux visiteurs une immersion dans la richesse musicale algérienne.Les soirées chaâbi illumineront Aïn Benian, Dar El Beïda, Sidi Moussa, Hussein Dey, Rouiba et Heraoua, tandis que La Casbah, Kouba, Baraki, El Mouradia et Reghaïa vibreront au son de concerts en plein air. Zéralda, Gué de Constantine, Bir Mourad Raïs et Bordj El Kiffan accueilleront des performances de rue et des galas, confirmant la volonté de faire de chaque quartier un espace de fête et de transmission. Le Palais des Raïs, haut lieu de mémoire, accueillera le cycle «Naghma wal Tay», véritable célébration de la musique andalouse, avec une programmation dense et régulière.
Le cinéma Le Sahel ouvrira ses portes le 25 février pour les «Andaloussiates El Djazaïr», tandis que la salle Ibn Khaldoun accueillera le groupe Caméléon, puis Raïna Raï, Brahim Hadj Kacem, Bahdja Rahal et Ouled Diwane. La diversité des styles se poursuivra avec Amin Babylone, Abbas Righi, Naïma Dziria, Hassane Lasnami, JAM Kamel Bourdib Hamidou et le groupe Index, témoignant d’une scène musicale en pleine effervescence. Au-delà de la musique, les arts plastiques et la mémoire nationale trouveront leur place dans les galeries Mohamed-Racim, Aïcha-Haddad et Mohamed-Temmam, où expositions de peintres, artisanat et livres viendront enrichir le parcours culturel.
La Journée du chahid sera honorée par une exposition dédiée, rappelant que la création artistique s’inscrit aussi dans le devoir de mémoire.
Pendant un mois, Alger se fait capitale des arts vivants, où chaque soirée devient une rencontre, chaque quartier une scène, et chaque concert une passerelle entre héritage et modernité. Une ville qui s’anime, respire et transmet, fidèle à son rôle de cœur battant de la culture nationale.
Amina S.