Le «Conseil de la paix» initié par Donald Trump tiendra sa première grande réunion le 19 février à Washington. Conçu au départ pour superviser la mise en œuvre de l’accord de paix dans la bande de Ghaza, ce projet a rapidement pris une dimension plus large, le président américain souhaitant en faire une instance mondiale capable d’intervenir dans divers conflits sous sa direction exclusive. Les pays qui souhaitent obtenir le statut de membre permanent devront s’acquitter d’une cotisation d’un milliard de dollars chacun, une exigence qui illustre l’ambition financière et politique de cette structure.
Viktor Orban, Premier ministre hongrois, a confirmé sa participation, et d’autres dirigeants devraient suivre, séduits par l’idée d’un cercle restreint de décideurs influents. Mais cette initiative est loin de faire l’unanimité. Elle est perçue par de nombreux observateurs comme une tentative de concurrencer l’ONU, en créant une diplomatie parallèle qui pourrait fragiliser le multilatéralisme.
Ses promoteurs mettent en avant la rapidité de décision et la promesse de résultats concrets, tandis que ses détracteurs dénoncent un projet exclusif, centré sur le leadership américain, qui risque d’affaiblir les institutions internationales existantes.
Cette réunion inaugurale sera donc scrutée de près, car elle pourrait marquer le début d’une nouvelle configuration dans la gouvernance mondiale des conflits.
M. M.

