A l’approche de la COP31, prévue en Turquie, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) tire la sonnette d’alarme sur la vulnérabilité climatique de près de 90 millions de réfugiés et de déplacés forcés dans le monde. L’agence appelle à une mobilisation urgente pour protéger ces populations particulièrement exposées aux sécheresses, aux inondations et aux vagues de chaleur extrême. Selon son dernier rapport, trois personnes déplacées sur quatre vivent dans des pays fortement exposés aux risques climatiques. Le HCR souligne également que plus des deux tiers des réfugiés ayant regagné leur pays au premier semestre 2026 sont retournés dans des territoires vulnérables aux catastrophes naturelles, faisant peser des incertitudes sur la durabilité de leur retour.
Les catastrophes climatiques ont, par ailleurs, provoqué plus de 255 millions de déplacements internes au cours de la dernière décennie, soit près de 70 000 personnes par jour. À la COP31, le HCR plaidera pour l’intégration des réfugiés et des déplacés dans les politiques climatiques nationales, un financement accru de l’adaptation et des solutions durables au-delà de l’aide humanitaire d’urgence. L’agence estime que les personnes contraintes de fuir les conflits subissent une double vulnérabilité, en étant également parmi les premières victimes d’une crise climatique à laquelle elles ont le moins contribué.
M. M.
Climat : 90 millions de déplacés en première ligne face aux catastrophes
