Le gouvernement ne prévoit pas, à ce stade, d’augmenter les prix des carburants en 2027.
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, l’a affirmé devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), précisant que la disposition introduite dans le projet de loi de finances (PLF) 2027 ne signifie pas qu’une hausse des tarifs est programmée.
Selon le ministre, l’article 218 du projet de loi autorise une éventuelle révision des prix en cas de nécessité, mais ne constitue pas une décision d’augmentation.
Il a assuré qu’aucune mesure n’avait été prise pour revoir à la hausse les tarifs appliqués à la pompe, alors que cette disposition a suscité des interrogations sur l’évolution des prix des carburants l’année prochaine. Mohamed Arkab a néanmoins rappelé que les prix pratiqués en Algérie restent inférieurs à ceux observés sur les marchés internationaux. La dernière révision tarifaire est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Le prix de l’essence sans plomb est alors passé de 45,62 à 47 dinars le litre, celui du gasoil de 29,01 à 31 dinars, tandis que le GPL carburant a augmenté de 9 à 12 dinars le litre.
Dans l’exposé des motifs du PLF 2027, le gouvernement explique que la possibilité d’une révision répond à l’évolution des coûts de production et aux besoins financiers des secteurs du raffinage et de la distribution. L’exécutif estime que cette flexibilité pourrait devenir nécessaire pour préserver l’équilibre économique des opérateurs, éviter les ruptures d’approvisionnement et garantir la disponibilité des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national.
Le texte souligne également que l’État continue de prendre en charge une part importante des coûts réels des carburants afin de maintenir des tarifs accessibles. Ce soutien vise notamment à préserver le pouvoir d’achat des ménages et à soutenir la compétitivité des entreprises. Le gouvernement entend ainsi concilier la viabilité économique du secteur énergétique avec la protection sociale.
Toutefois, le projet de loi ne prévoit ni nouveaux tarifs ni échéance pour une éventuelle augmentation. L’article 218 établit uniquement un cadre permettant aux autorités compétentes de procéder à des ajustements ciblés si les circonstances économiques l’exigent. La position exprimée par Mohamed Arkab est donc claire. Aucune hausse n’est programmée pour 2027 à ce stade.
Par ailleurs, le ministre a indiqué que la consommation nationale de produits énergétiques avait atteint près de 59 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP). Cette progression est principalement liée à l’augmentation de la demande de gaz et, dans une moindre mesure, à celle des produits pétroliers.
Les fortes chaleurs et les incendies enregistrés durant l’été dernier ont notamment contribué à cette
évolution. Ainsi, si le PLF 2027 ouvre la possibilité d’une révision des prix des carburants, cette mesure ne signifie pas qu’une augmentation est imminente. Les déclarations de Mohamed Arkab confirment le maintien, pour le moment, des tarifs actuels, dans un contexte où les autorités cherchent à préserver le pouvoir d’achat tout en assurant l’équilibre financier et la continuité de l’approvisionnement énergétique.
Samira G.
Carburants : Arkab écarte une hausse des prix en 2027
