Le ministère de la Santé a dressé le bilan du plan national de promotion de la santé mentale 2017-2020, dont la mise en œuvre doit être consolidée et prolongée jusqu’en 2030.
Sur les 88 mesures évaluées, seules 28 ont été entièrement réalisées, soit 32%, tandis que 22 l’ont été partiellement, 24 n’ont pas été mises en œuvre et 14 n’ont pu être évaluées.
Présenté à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, ce bilan met en évidence les insuffisances de la coordination entre les secteurs, notamment pour accompagner les personnes vulnérables et prévenir les conséquences psychologiques des catastrophes.
Le manque de spécialistes et d’assistants sociaux constitue également un frein à l’amélioration de la prise en charge.
Le volet de l’addictologie affiche des avancées. Le nombre de patients pris en charge pour des problèmes d’addiction est passé d’environ 23 000 en 2015 à près de 39 000 en 2025, soit une hausse de 74%. Des dispositifs de suivi et de traitement ont également été développés, notamment en milieu carcéral.Pour la prochaine étape, les priorités porteront sur la prévention, le dépistage précoce, le renforcement des soins de proximité et la formation des professionnels. Le ministère entend aussi améliorer la coopération entre les secteurs de la santé, de l’éducation et des affaires sociales, tout en luttant contre la stigmatisation et en associant davantage les personnes concernées aux décisions.
A. G.
Santé mentale : seuls 32% des mesures du plan national réalisées
