18 pays à l’honneur jusqu’au 18 octobre 2026 : Cinéalma fête ses vingt ans à Carros

Carros, France, Cinéalma fête ses vingt ans avec une programmation ambitieuse ouverte sur dix-huit pays.
Du cinéma tunisien aux réalisateurs algériens et soudanais, cette édition anniversaire affirme la place des récits africains sur grand écran, entre films inédits, avant-premières et rencontres avec les cinéastes présents.

La vingtième édition de Cinéalma se déroule jusqu’au 18 octobre à Carros, près de Nice.
Pendant dix jours, la salle Juliette-Gréco accueille 19 films inédits en France et dix avant-premières.
Le festival poursuit son exploration des cinématographies méditerranéennes en accordant une place significative aux réalisateurs du Maghreb, du Soudan et d’Égypte.

Créé comme un espace de découverte et de dialogue, Cinéalma a progressivement construit son identité autour de films rarement accessibles dans les circuits commerciaux français.
Pour son anniversaire, la manifestation mise sur une programmation internationale et sur la présence des cinéastes, invités à accompagner leurs œuvres et à échanger avec les spectateurs.
Elle se concentre sur plusieurs rendez-vous majeurs. À 16 h 15, le Tunisien Mokhtar Ladjimi présente Trip in Memory, proposé en séance spéciale.

La soirée se poursuit avec Première ligne, du cinéaste franco-algérien Merzak Allouache.
Parrain de la première édition, le réalisateur retrouve Cinéalma pour une projection suivie d’une masterclass. Sa présence constitue l’un des temps forts de cet anniversaire, en rappelant la fidélité du festival aux auteurs qui ont contribué à son développement.

D’autres regards maghrébins jalonnent la semaine. La Tunisienne Khedija Lemkacher présente Belle de nuit le 12 octobre, tandis que Lella, de Habib Ayeb et Sana Flis, figure au programme du lendemain.
Hier dimanche la sélection a été élargit aux cinématographies africaines moins fréquemment représentées. La réalisatrice soudanaise Suzannah Mirghani présente Cotton Queen, une coproduction réunissant le Soudan, l’Allemagne, la France et l’Égypte.

La journée se poursuit avec My Father’s Scent (Le Parfum de mon père), du réalisateur égyptien Mohamed Siam. Hier en soirée, Africa Blanca, d’Azlarabe Allaoui, complète cette journée consacrée aux productions africaines. L’intérêt de Cinéalma tient autant à la sélection qu’à son mode de présentation.
Les projections en version originale sous-titrée, les rencontres et les discussions permettent d’aborder les œuvres dans leur contexte culturel et artistique.

Avec vingt années d’existence, le festival confirme qu’un rendez-vous cinématographique de proximité peut donner une visibilité durable à des créations internationales encore insuffisamment diffusées.

Amina S.