La clôture des dépôts de candidature pour les élections locales du 28 novembre a ouvert une phase de bilan chez les partis politiques.
Les formations passent en revue les listes déposées, tandis que certaines saisissent déjà les tribunaux administratifs pour contester le rejet de leurs dossiers. Pour les plus modestes d’entre elles, l’enjeu dépasse ce scrutin, car une absence répétée aux urnes peut menacer leur existence même.
Dans l’attente du verdict de l’Autorité
Les partis et les listes indépendantes attendent dans les prochaines heures les réponses de l’Autorité nationale indépendante des élections sur les listes déposées pour les assemblées communales et de wilaya. Cette étape décide de la suite. En cas de rejet, les formations concernées pourront compléter leurs listes ou présenter des remplaçants, là où la loi le permet, puis porter l’affaire devant le juge.
Les délais sont courts et doivent être respectés à la lettre.
Les délais de dépôt ont expiré dans la nuit de jeudi à vendredi, et le bilan définitif reste à connaître. Combien de listes les partis, les alliances et les indépendants ont-ils réussi à déposer, pour les communes comme pour les wilayas ? Et quelle part du territoire ces candidatures couvrent-elles ?
La question est d’autant plus sensible que plusieurs formations ont peiné à boucler leurs listes, faute de volontaires. Les décisions tomberont au fil des jours et fixeront la liste des formations réellement en course avant l’ouverture de la campagne, le 5 novembre.
Une épée de Damoclès pour les formations absentes
Les partis qui n’ont pas pu entrer dans la bataille s’exposent à des conséquences à plus long terme. L’article 87 de la loi organique 26/08 du 23 avril 2026 relative aux partis politiques permet au ministre de l’Intérieur de demander à la justice la dissolution d’un parti qui n’a présenté aucun candidat à deux rendez-vous électoraux consécutifs au moins.
Le texte reste mesuré.
Ne déposer aucune liste lors d’un seul scrutin n’entraîne pas la dissolution automatique, et la décision appartient toujours à la juridiction compétente. Mais le législateur a clairement inscrit la participation aux élections parmi les motifs susceptibles de conduire à la disparition d’un parti.
Fateh H.
