Avec Guellal Montréal, son treizième album sorti le 18 septembre dernier, Cheikh Sidi Bémol, alias Hocine Boukella, poursuit son exploration musicale à la croisée des traditions algériennes, du rock, du blues et de la poésie. Près de trente ans après ses débuts, le musicien réaffirme son approche singulière, baptisée Gourbi-rock, qui mêle les influences sans les enfermer dans un genre unique.
Inspiré par plusieurs séjours au Québec cet album établit un dialogue entre l’héritage amazigh et les cultures des peuples autochtones du Canada. Sensible à leurs liens communs avec la terre, la nature et la mémoire, Boukella s’inspire de textes autochtones qu’il adapte en kabyle, en arabe et en français.
Le guellal, percussion emblématique de l’Ouest algérien, constitue le fil conducteur du disque, aux côtés du melhoun, des guitares électriques et des sonorités blues-rock.
Le titre Ya Gamra Dawi, chanson d’amour en darija inspirée d’un texte autochtone, illustre cette rencontre entre les langues et les imaginaires. Le percussionniste Mehdi Askeur participe également au projet.
Présenté le 25 septembre au Cabaret Sauvage, à Paris, lors du lancement de sa tournée, Guellal Montréal prolonge une démarche artistique fondée sur l’ouverture et la transmission. Sans confondre les identités, Cheikh Sidi Bémol montre qu’une tradition reste vivante lorsqu’elle voyage, dialogue avec d’autres cultures et se réinvente.
A. S.
Nouvel album Guellal Montréal : Cheikh Sidi Bémol, du gourbi-rock au dialogue des cultures
