Longtemps resté dans les tiroirs, le Plan directeur d’aménagement et d’urbanisme du Grand-Oran arrive devant les élus de l’APW d’Oran, réunis pour leur 3e session ordinaire de 2026.
C’est la dernière de l’actuelle mandature, qui s’achève avec les élections locales du mois de novembre.
Le plan concerne sept communes, Oran, Bir El Djadj, Es-Sénia, Sidi Chahmi, El Kerma, Bousfer et Aïn El Turk, et son examen par l’Assemblée est l’étape qui précède son approbation définitive.
Le dossier a connu un parcours chaotique. Après l’échec de plusieurs ajustements partiels, dont celui de 2006, une révision globale avait été lancée en 2015.
Faute de continuité administrative et à cause de cahiers des charges abandonnés les uns après les autres, elle était restée bloquée près de dix ans. C’est le wali, Brahim Ouchène, qui l’a relancée cette année.
En août, il a réuni le comité de suivi pour boucler en urgence les délibérations des communes concernées.
L’ordre du jour comprenait aussi le projet de budget primitif 2027, un état des lieux de l’opération cadastrale dans le groupement d’Oran et l’ouverture de 38 postes budgétaires par recrutement externe au titre de 2026.
Le président de l’APW, Mohamed Chellabi, a insisté sur l’enjeu du PDAU et du cadastre, qui doivent permettre de mettre à jour les données foncières et urbanistiques, de distinguer les zones rurales et urbaines et de suivre l’évolution de la ville, dans une logique de modernisation et de numérisation.
Il a également indiqué que le budget 2027 donne la priorité à des secteurs comme la santé et les travaux publics.
Il a salué le travail de ses collègues en estimant que l’Assemblée tournait «une page d’action institutionnelle commune». Le wali a lui aussi remercié les élus pour leur engagement tout au long du mandat.
Lotfi C.
