Les relations entre Washington et La Havane connaissent une nouvelle aggravation.
Les États-Unis ont annoncé un renforcement des sanctions visant certaines transactions financières avec Cuba ainsi que plusieurs catégories de voyages vers l’île.
Les nouvelles dispositions interdisent notamment certaines opérations indirectes avec des entités cubaines déjà sanctionnées, notamment celles liées aux services de sécurité et au groupe Guisa, associé aux intérêts économiques de l’armée cubaine. Washington met également fin au mécanisme permettant à certaines banques américaines de traiter des paiements en dollars liés à Cuba.
Une autorisation accordée aux banques pour ouvrir des comptes à des entrepreneurs cubains indépendants a par ailleurs été supprimée. Les restrictions touchent également les déplacements.
Certains programmes d’échanges culturels, conférences et rencontres professionnelles nécessitent désormais une autorisation préalable des autorités américaines.
Cette nouvelle offensive intervient alors que Cuba traverse une grave crise énergétique.
Le pays connaît des pénuries de carburant et des coupures d’électricité répétées, aggravées par l’état vieillissant de ses infrastructures. En septembre, une panne générale a plongé une grande partie des quelque neuf millions d’habitants dans le noir.
La Havane attribue une partie de ces difficultés aux sanctions américaines, tandis que d’autres analyses évoquent également des problèmes internes liés au manque d’investissements, à l’entretien insuffisant des centrales et aux difficultés du réseau électrique.
La Russie a de son côté appelé Washington à lever l’embargo contre Cuba. À l’ONU, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a également demandé le retrait de Cuba de la liste américaine des États soutenant le terrorisme.
Malgré ces appels, Washington poursuit pour l’instant sa politique de pression contre La Havane.
M. M.
Les tensions politiques s’accentuent entre les États-Unis et Cuba : Washington durcit sa pression sur La Havane
