À Saint-Pétersbourg : Bendouda défend le droit des nations à préserver leur identité culturelle

Prenant la parole à la 12e session du Forum international des cultures unies de Saint-Pétersbourg, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a appelé à un dialogue civilisationnel respectueux des spécificités culturelles, qu’elle a présenté comme un droit souverain fondamental des États, indique samedi un communiqué du ministère.

Au nom de cette souveraineté culturelle, l’Algérie rejette toute thèse appelant à une assimilation totale à l’autre, a expliqué la ministre, précisant que le pays adopte une vision qui distingue avec discernement entre l’anticolonialisme, envisagé comme un acte de refus de la domination, et le rejet de toute hostilité envers la culture en tant que produit humain et civilisationnel.

«Notre responsabilité aujourd’hui, a-t-elle ajouté, consiste à défendre notre identité culturelle et à valoriser notre patrimoine.»
Malika Bendouda a également mis en avant la diversité culturelle de l’Algérie, qu’elle a décrite comme un véritable rempart pour sa souveraineté et son identité.

Selon elle, l’Algérie considère la souveraineté culturelle comme le droit de l’État à préserver sa mémoire, rappelant à ce titre que le pays compte aujourd’hui sept sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que treize éléments algériens inscrits au patrimoine culturel immatériel.

Évoquant le Forum international des cultures unies de Saint-Pétersbourg, la ministre a estimé qu’il constitue une plateforme à travers laquelle l’Algérie affirme que la souveraineté ne saurait être complète sans la capacité de protéger ses spécificités face à la mondialisation culturelle.

A. S.