Assemblée générale de l’ONU : Plusieurs délégations quittent la salle avant le discours de Netanyahu

La scène s’est répétée à New York comme un symbole devenu presque rituel. Pour la deuxième année de suite, des dizaines de délégations ont quitté la salle de l’Assemblée générale des Nations unies avant même que Benjamin Netanyahu, chef du gouvernement de l’occupation israélienne et visé par un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre, ne prenne la parole.

Ce départ collectif, filmé et largement relayé, illustre l’isolement diplomatique croissant dans lequel s’enfonce l’État hébreu face à la persistance de son offensive contre Ghaza.
Le maire de New York, Zohran Mamdani, n’a pas mâché ses mots.
Dans une intervention télévisée, il a qualifié Netanyahu de criminel de guerre et d’architecte d’un génocide effroyable perpétré contre le peuple palestinien, une formule rare venant d’un responsable politique américain de premier plan.

Mamdani est allé plus loin en appelant les autorités fédérales américaines à exécuter le mandat d’arrêt délivré contre Netanyahu par la Cour pénale internationale, une demande qui place Washington face à ses propres contradictions entre discours sur le droit international et soutien indéfectible à Israël.
Cette sortie intervient alors que les relations entre Donald Trump et Netanyahu traversent une zone de turbulence inhabituelle.

Selon Reuters, aucune rencontre officielle n’a été programmée entre les deux hommes durant le séjour du chef du gouvernement israélien à New York, un silence protocolaire qui, dans le langage feutré de la diplomatie, en dit long sur l’état réel de la relation entre les deux capitales.
Netanyahu, qui dirige le gouvernement de l’occupation depuis fin 2022, est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale délivré en novembre 2024 pour des crimes de guerre commis dans la bande de Ghaza.

Ce mandat, resté lettre morte faute d’exécution par les puissances qui pourraient l’appliquer, continue pourtant de peser sur chacun de ses déplacements internationaux et d’alimenter le fossé grandissant entre l’opinion mondiale et l’impunité dont il continue de bénéficier.

Depuis le 7 octobre 2023, l’occupation israélienne mène à Ghaza une guerre que de nombreuses voix, organisations de défense des droits humains et juristes internationaux qualifient de génocide, avec un bilan humain qui n’a cessé de s’alourdir au fil des mois.

Les images de délégations désertant la tribune des Nations unies, loin d’être un simple geste symbolique, traduisent une fracture de plus en plus visible entre une partie croissante de la communauté internationale et un pouvoir israélien de moins en moins en mesure de justifier ses actes devant le monde.

Malik M.