Les négociations secrètes entre les représentants du Maroc et du Front Polisario autour du conflit du Sahara occidental qui dure depuis 1975 vont se poursuivre cette semaine, sous l’égide des états-Unis.
Ainsi, après la réunion de Madrid du 8 février, les deux partis aux conflits sont invités à un nouveau cycle de négociations à Washington, selon des révélations du journal Espagnol El Confidential.
Selon la même source, les négociations s’ouvrent demain 23 février et se poursuivent le lendemain 24 février.
Elle seront dirigées, comme celle de Madrid, par le conseiller du Président américain Donald Trump pour l’Afrique et le Moyen-Orient,Massad Boulos et l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’ONU, Michael Waltz,en présence de l’envoyé spécial du SG de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan De Mistura, puisqu’au cœur des discussions figure la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental.
Les deux parties au conflit sont clairement désignées par M. Boulos: il s’agit du Front Polisario et du Royaume du Maroc.
En plus de toutes ces parties, la réunion qui s’est déroulée le 8 février à Madrid a vu la participation du ministre des Affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf et son homologue de la Mauritanie.
L’Algérie et la Mauritanie,
voisins du Maroc et du Sahara occidental, sont invités comme observateurs.
«L’Algérie et la Mauritanie ne se sont pas impliquées dans les détails d’un quelconque débat, mais comme soutiens à ce processus de négociations visant à trouver une solution mutuellement acceptable», a expliqué récemment l’émissaire de Donald Trump.
Le Maroc dont les relais s’efforcent en vain à attribuer un rôle de premier plan à l’Algérie dans ces négociations subit donc un autre échec, après celui de faire croire que son prétendu plan d’autonomie bénéficie d’un large soutien de la communauté internationale.
Il est contraint de s’asseoir à la même table des négociations avec un mouvement indépendantiste qu’il refuse de reconnaître et de discuter de toutes les options possibles, y compris le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, un véritable cauchemar pour le régime finissant de Rabat.
Cela au moment où la cause Sahraouie enregistre des avancées notables.
La République sahraouie qui vient de participer au Sommet de l’Union africaine a pris part ces derniers jours à la conférence spécialisée de haut niveau, réunissant les directeurs généraux des services de renseignement et de sécurité du continent, tenue au siège du Comité des services de renseignement et de sécurité de l’Afrique (CISSA), basé dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba.
Fateh H.
Nouveau round de négociations sur le Sahara oocidentale: Washington succède à Madrid

