Dimanche 15 février, Donald Trump a révélé que les premiers membres de son tout nouveau Conseil de la Paix se sont engagés à verser 5 milliards de dollars pour la reconstruction de l’enclave palestinienne, dévastée par plus de deux ans d’une guerre dévastatrice entre Israël et le Hamas.
L’annonce officielle interviendra jeudi 19 février à Washington, lors de la réunion inaugurale de cette instance créée à l’initiative du président américain.
«Le Conseil de la Paix prouvera qu’il est l’organe international le plus important de l’Histoire», a proclamé Donald Trump sur les réseaux sociaux, s’affirmant comme son président.
Au-delà des financements, plusieurs pays seraient prêts à déployer des milliers de soldats pour une future force internationale de stabilisation.
Objectif : sécuriser le territoire ravagé et superviser le désarmement du Hamas, conformément à l’accord de cessez-le-feu négocié par Washington en octobre.
Selon l’agence AP, l’Indonésie a déjà franchi le pas, proposant jusqu’à 8 000 soldats d’ici fin juin 2026 pour une mission humanitaire et de maintien de la paix.
Un défi colossal
Reste que la tâche est titanesque. L’ONU, la Banque mondiale et l’Union européenne estiment à près de 70 milliards de dollars le coût réel de la reconstruction. Après des mois de bombardements israéliens, Ghaza n’est plus qu’un champ de ruines.
Si les combats majeurs ont cessé depuis l’accord du 10 octobre, l’armée israélienne continue de mener des frappes ponctuelles, maintenant la population dans une insécurité permanente.
Une initiative qui bouscule la diplomatie traditionnelle
Ce Conseil de la Paix, initialement conçu pour mettre fin au calvaire de Ghaza, semble vouloir s’imposer comme un acteur incontournable des crises internationales, au risque de concurrencer le Conseil de sécurité de l’ONU. Plusieurs capitales européennes ont d’ailleurs décliné l’invitation, soupçonnant Washington de vouloir contourner les instances multilatérales traditionnelles.
Pour les habitants de Ghaza, ces 5 milliards représentent bien plus qu’une promesse de dons. Ils incarnent l’espoir, après des années d’enfer, de pouvoir enfin relever leurs maisons et leur dignité.
Malik M.

