coopération algéro-japonaise: La cogestion des pêcheries artisanales via récifs artificiels bientôt généralisée

L’expérience pilote de cogestion des pêcheries artisanales, centrée sur l’utilisation de récifs artificiels et menée à Oran dans le cadre d’une coopération algéro-japonaise, sera prochainement étendue à d’autres wilayas côtières, notamment Skikda, Tizi Ouzou et Tipaza, avant d’être progressivement déployée sur l’ensemble du littoral national, a annoncé le directeur général de la pêche et de l’aquaculture, Miloud Tria.
S’exprimant lors de l’atelier «Approche de cogestion des pêcheries artisanales à travers l’utilisation des récifs artificiels», organisé à Alger avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), M. Tria a rappelé que cette initiative lancée en 2021 vise à renforcer la gestion participative et durable des ressources halieutiques. Selon lui, près de 65% de la flotte nationale est constituée de pêcheurs artisanaux limités à la zone côtière, exerçant ainsi une pression importante sur ces écosystèmes.
Les récifs artificiels offrent une solution durable pour restaurer les habitats marins et soutenir l’activité des pêcheurs. L’expert japonais, Nanao Hitonori, a souligné les résultats positifs obtenus à Oran : renouvellement du stock halieutique, réduction de la pression sur le littoral et création de zones propices à la reproduction naturelle des espèces.
Cette approche contribue également à la stabilité économique des pêcheurs, tout en respectant le cadre légal algérien, notamment le décret exécutif n°17-363 du 25 décembre 2017.
Le programme de coopération inclut la formation des acteurs locaux, l’échange d’expertises et le développement de pratiques innovantes, à travers des sessions en Algérie, au Japon et en Tunisie, ainsi que la mise en œuvre de projets pilotes sur plusieurs côtes algériennes .
S. A.