Berlinale 2026:Un palmarès entre mémoire et comédie sociale

La 76e édition du Festival international du film de Berlin s’est achevée hier dans une atmosphère vibrante, consacrant des œuvres qui reflètent la diversité et la profondeur du cinéma contemporain.
L’Ours d’Or a été attribué au réalisateur chilien Matías Soto pour Les Ombres du fleuve, un film sombre et poétique qui explore les cicatrices laissées par la dictature.
À travers une mise en scène épurée et une narration empreinte de lyrisme, Soto propose une méditation sur la mémoire collective et les fantômes du passé, bouleversant le jury par la force de son regard.
Le Grand Prix du Jury est revenu à la cinéaste franco-sénégalaise Aïssa Diop pour Mbor Mi, une comédie sociale qui a conquis le public par son humour subtil et sa justesse.
Le film, ancré dans les réalités quotidiennes, aborde avec légèreté des thèmes profonds tels que la solidarité, les inégalités et la quête de dignité.
La critique a salué la capacité de Diop à transformer des situations ordinaires en moments de vérité universelle, confirmant l’émergence d’une voix singulière dans le paysage cinématographique africain et européen. Au-delà des récompenses, cette Berlinale a confirmé son rôle de festival engagé, où les œuvres ne se contentent pas de divertir mais interrogent les sociétés et leurs mémoires.
Le contraste entre la gravité des Ombres du fleuve et la fraîcheur de Mbor Mi illustre parfaitement la richesse des sensibilités présentes : un cinéma qui sait à la fois dénoncer, émouvoir et faire sourire.
La clôture en apothéose de cette édition témoigne de la vitalité du cinéma mondial, capable de faire dialoguer des univers culturels différents et de rappeler que l’art, qu’il soit poétique ou comique, reste un outil puissant de réflexion et de transmission.
Amina S.