Reconnaissance de l’Etité sioniste par le Somaliland: Plusieurs pays s’insurgent

Une coalition de pays, emmenée par des acteurs clés du monde arabe et musulman, a exprimé, hier samedi, sa ferme condamnation de la décision israélienne de reconnaître l’indépendance de la région séparatiste du Somaliland.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Égypte, de la Somalie, de Djibouti et de la Turquie ont conjointement dénoncé cette initiative, la qualifiant de violation flagrante de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République fédérale de Somalie.
Ils ont averti que cette action unilatérale risquait de saper gravement la stabilité dans la Corne de l’Afrique, une région déjà fragile.
Dans une série d’appels téléphoniques coordonnés, le ministre égyptien Badr Abdel Atty et ses homologues ont unanimement réaffirmé leur soutien indéfectible à l’unité et à l’intégrité de la Somalie.
Ils ont insisté sur le rejet catégorique de toute mesure visant à établir des entités parallèles ou à imposer des faits accomplis contraires au droit international et à la charte des Nations Unies.
Les diplomates ont mis en garde contre le caractère dangereux d’un tel précédent, soulignant que la reconnaissance de sécessions sur les territoires d’États souverains constitue une menace directe pour la paix et la sécurité internationales. Ils ont appelé au strict respect des principes fondateurs du système international, notamment l’inviolabilité des frontières et la non-ingérence.
Cette condamnation intervient en réaction à l’annonce faite par le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, concernant la «reconnaissance officielle de la République du Somaliland en tant qu’État indépendant et souverain».
L’entité sioniste a justifié cette démarche comme s’inscrivant «dans l’esprit des accords d’Abraham», tout en reconnaissant le rôle de son service de renseignement, le Mossad, dans la facilitation de cet accord.
La région du Somaliland a proclamé son indépendance de la Somalie en 1991, mais n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.
Les autorités de Mogadiscio considèrent ce territoire comme une partie intégrante de la nation somalienne et rejettent toute relation bilatérale établie avec l’administration séparatiste de Hargeisa comme une atteinte à leur souveraineté.
Cette prise de position commune des capitales égyptienne, somalienne, djiboutienne et turque illustre une inquiétude régionale plus large face aux implications stratégiques de ce rapprochement, perçu comme une tentative de redessiner les équilibres dans une zone géopolitiquement sensible.
M. M.