Cinéma et mémoire: L’Algérie célèbre la résistance palestinienne à l’écran

Le 2 novembre prochain, plusieurs salles de cinéma à travers l’Algérie accueilleront les Journées du cinéma palestinien dans le monde, une initiative portée par le Commissariat du Festival international du film d’Alger, en partenariat avec FilmLab Palestine et le Centre algérien de la cinématographie, sous le patronage du ministère de la Culture et des Arts.
Cette édition, hautement symbolique, se tiendra dans les cinémathèques d’Alger, Béjaïa, Constantine et Sidi Bel Abbès, ainsi qu’à la salle Mohamed-Touri de Blida et la salle Mezzi de Laghouat.
Elle mettra à l’honneur des œuvres palestiniennes réalisées depuis le début de l’agression sioniste contre le peuple palestinien, enclenchée le 7 octobre 2023 dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie.
Le coup d’envoi sera marqué par la projection du court métrage Ma Baad de la réalisatrice Maha Haj, suivi du documentaire Halet Eshq signé Carol Mansour et Màuna Khaldi.
Ces films témoignent de la douleur, de la résilience et de la dignité d’un peuple en lutte, à travers le regard de ses artistes. La date du 2 novembre n’a pas été choisie au hasard : elle coïncide avec l’anniversaire de la Déclaration Balfour, acte fondateur de la Nakba palestinienne, et s’inscrit dans les commémorations du déclenchement de la Révolution de libération algérienne. Un double symbole qui réaffirme, selon les organisateurs, «l’attachement constant de l’Algérie à la Palestine et à sa juste cause, par le cinéma, en tant qu’espace de mémoire et de résistance».
Au-delà des projections, ces journées visent à promouvoir la création cinématographique palestinienne, à renforcer sa visibilité sur la scène internationale, et à consacrer la Palestine comme un bastion de résistance culturelle. Des master-classes et des rencontres entre cinéastes viendront enrichir cette programmation, dans un esprit de solidarité, de transmission et d’engagement artistique .
Amina S.