Constantine : L’intelligence artificielle, de la théorie scientifique à l’accompagnement du médecin dans la lutte contre le cancer

Les médecins spécialistes du service d’oncologie médicale de l’établissement hospitalier Didouche-Mourad (EHDM) à Constantine s’attachent à concrétiser une vision renouvelée de la médecine moderne, fondée sur l’alliance entre la recherche académique et la pratique clinique de terrain, une approche intégrée visant à transformer les recommandations scientifiques en solutions thérapeutiques tangibles, renforçant ainsi les chances de guérison tout en améliorant la qualité de vie des patients.
Cette orientation témoigne de l’engagement constant des compétences médicales algériennes à suivre de près les avancées les plus récentes en oncologie, notamment à travers leur participation active aux grands rendez-vous scientifiques. Parmi eux, la 21e édition des journées internationales de cancérologie de Constantine (JICC), tenue récemment dans cette wilaya, et qui a mis en lumière le rôle croissant de l’intelligence artificielle (IA) dans le diagnostic des tumeurs et le suivi de l’évolution clinique des patients. Dans ce contexte, le professeur Ammari Abdelaziz, enseignant au service d’oncologie du même établissement, a souligné que l’usage de l’intelligence artificielle ne se limite plus à un simple outil de recherche, mais s’impose désormais comme un partenaire de la pratique médicale quotidienne, contribuant à la prise de décision clinique et à la réduction du risque d’erreur humaine. Il a illustré ses propos par le cas concret d’une patiente âgée de 76 ans, atteinte d’un cancer de l’endomètre, pour laquelle les algorithmes médicaux ont permis de privilégier un traitement hormonal plutôt que chimique, après une analyse approfondie des indicateurs physiologiques et de la capacité de réponse de l’organisme. Ce choix thérapeutique, a-t-il précisé, fut le fruit d’une concertation multidisciplinaire entre praticiens, nourrie par l’expérience clinique et soutenue par les apports techniques du système intelligent.
Cette synergie a conduit à l’élaboration d’un protocole thérapeutique personnalisé, d’une durée de cinq ans, garantissant un équilibre optimal entre sécurité et efficacité. Une démarche qui, selon lui, illustre la mutation profonde de la pratique médicale où l’intelligence artificielle devient un véritable compagnon du médecin dans le parcours du soin. Cet exemple illustre la philosophie nouvelle que le service entend promouvoir : un modèle fondé sur l’innovation scientifique et la responsabilité humaine, dans lequel le médecin algérien s’impose comme acteur à part entière de la révolution technologique mondiale, tout en préservant la dimension profondément humaine de sa mission. De son côté, la professeure Assia Ben Salem, présidente du congrès scientifique international (JICC), a affirmé que cette ouverture vers la technologie ne diminue en rien la sensibilité humaine de l’acte médical
Lotfi C.