Échanges entre le FLN et Sawt Echaâb: Benmebarek et Osmani enflamment la rentrée politique

Si la rentrée scolaire s’est déroulée globalement dans le calme et dans de bonnes conditions pour nos élèves, la rentrée politique s’annonce chaude avec une guerre de déclarations lancée par le parti Voix du peuple (Sawt Echaâb) et le Front de libération nationale (FLN). Dans un autre épisode de ce feuilleton dont les débuts remontent à une semaine, Lamine Osmani a critiqué, hier, le langage utilisé par Abdelkrim Benmebarek qui l’avait flingué la veille. «Mon niveau ne me permet pas de répondre (à Benmebarek, NDLR)», a déclaré le président de «Sawt Echaâb», dans un enregistrement publié sur la page de son parti, ajoutant être «un homme politique forgé à la culture de l’état». Les propos d’Osmani se veulent une réplique au secrétaire général du FLN qui, samedi dernier, l’avait qualifié de «danseuse». Lamine Osmani a toutefois défendu son droit à la critique, dans la limite du cadre défini par la Loi fondamentale du pays. «Je critique et j’exprime mes positions dans le cadre de ce qu’autorise la Constitution», a-t-il assuré, saluant l’ensemble des militants «fidèles aux valeurs et à l’éthique» et insistant que «la révolution appartient à tout le peuple», dans une illusion à l’actuel FLN qui ne rate pas les occasions pour s’identifier au FLN historique. Avec les nouveaux propos de Lamine Osmani, la polémique entre les deux partis risque de s’inviter dans hémicycle à l’entame des travaux de la session parlementaire
ordinaire. D’ailleurs, faut-il rappeler que c’est le groupe parlementaire FLN à l’APN qui, en premier avait répondu à Osmani qui critiquait, le 16 septembre dernier, la classe politique, en particulier le FLN, sur l’absence d’initiatives. En tant que première entité politique au Parlement, l’ex-parti unique se devait d’être une force de proposition, estimait Osmani. Sauf que pour les députés du FLN, ce dernier faisait «dans le populisme» et cherchait à «attirer l’attention» pour masquer son échec à devenir «un acteur politique influent» sur la scène nationale. «Le parti Sawt Echaâb se résume à cachet et un cartable électoral, sans aucune base populaire, ni vision», ont asséné les parlementaires du FLN, avant que Benmebarek en rajoute une couche samedi. En marge d’une rencontre de formation sur la diplomatie partisane, le patron du FLN a déclaré qu’il «ne répond pas aux danseuses». Rappelant dans un exemple des plus moqueurs, l’histoire de «la fourmi qui voulait s’attaquer à l’éléphant», l’orateur voulait faire comprendre à son adversaire qu’en termes de taille, il n’y a pas matière à comparer Sawt Echaâb au FLN.
Quoi qu’il en soit, ces échanges verbaux entre acteurs politiques, au début de la rentrée, sont annonciateurs d’une année politique chaude, surtout qu’il s’agit de la dernière ligne droite avant les prochaines élections législatives de 2026 .

Farid B.