Annaba : Le quai minier entre dans une nouvelle ère d’ingénierie profonde

Le port d’Annaba s’apprête à franchir un tournant décisif dans son extension avec l’arrivée, dès septembre prochain, d’équipements maritimes de haute technologie destinés à la réalisation du quai minier.
Ces dispositifs incluent des navires spécialisés capables d’implanter des pieux métalliques à près de 80 mètres sous la surface marine, une prouesse rendue nécessaire par les nouvelles exigences techniques visant à garantir la stabilité, la robustesse et la longévité de l’infrastructure.
Ce renforcement structurel s’inscrit dans le cadre du projet national d’exploitation du phosphate, dont le port constitue le maillon final. Les travaux du quai phosphaté, long de 1 600 mètres et profond de 18 mètres, sont désormais guidés par des études géotechniques et océanographiques actualisées, ayant conduit à une révision complète du plan initial établi en 2018.
L’avenant au projet, validé il y a trois semaines, a été transmis aux entreprises exécutantes, qui ont immédiatement entamé les travaux selon les nouvelles directives, sans impact sur le calendrier de livraison prévu pour fin 2026.Les opérations actuelles se concentrent sur la mise en place du quai et des brise-lames, avec l’utilisation de pieux métalliques tubulaires conçus pour résister aux contraintes marines extrêmes. La fabrication de ces pieux a été confiée à la société nationale Alfapipe, qui a déjà lancé la production et s’est engagée à respecter les délais et les volumes requis.Ce chantier stratégique s’intègre dans le vaste projet d’exploitation du phosphate algérien, reliant la mine de Bled
El Hadba à Tébessa, l’unité industrielle d’Oued Kebrit à Souk Ahras, et culminant à Annaba avec la transformation et le dessalement du minerai. Une infrastructure intégrée, pensée pour propulser l’Algérie au rang des grandes puissances exportatrices de phosphate .
Lotfi.C.