Al’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique, célébrée chaque 25 mai, l’Algérie a organisé une cérémonie officielle au siège du ministère des Affaires étrangères à Alger, marquant également le 62ᵉ anniversaire de la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA, aujourd’hui Union africaine).
Ce rendez-vous annuel a été l’occasion de réaffirmer l’engagement de l’Algérie pour l’unité, la justice et la souveraineté du continent africain.
Un hommage à l’engagement africain de l’Algérie
Prenant la parole lors de cette cérémonie, Mme Panduleni Kaino Shingenge, ambassadrice de Namibie et doyenne du corps diplomatique africain en Algérie, a salué le rôle central de l’Algérie dans la défense des causes africaines et des peuples opprimés. Elle a souligné l’engagement constant de l’Algérie pour la paix, la médiation, la stabilité et l’autonomisation des femmes, des valeurs qui incarnent l’esprit de l’unité africaine. Elle a également félicité l’Algérie pour son élection au poste de vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, une reconnaissance de son implication active au service du continent.Dans son message vidéo, le président angolais Joao Lourenço, président en exercice de l’Union africaine, a rappelé les efforts de l’UA en matière de gouvernance, de développement, de paix et de solidarité. Il a appelé à faire de cette Journée un point de départ pour bâtir une Afrique plus forte, unie et
solidaire.
Le message d’Ahmed Attaf : justice, mémoire et leadership continental
Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a réaffirmé la position de principe de l’Algérie : défendre sans relâche les intérêts du continent africain dans toutes les instances régionales et internationales, en particulier au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a souligné que cette démarche est enracinée dans l’identité et la conscience africaine de l’Algérie, et non dictée par des considérations conjoncturelles.Le ministre a insisté sur le fait que l’Algérie demeurera un acteur solidaire, allié fidèle et défenseur de la souveraineté des États africains, particulièrement dans la région sahélo-saharienne. Il a rappelé que la paix et la stabilité du continent sont indissociables de celles de l’Algérie.Attaf a également salué la relance par l’Union africaine de la question des réparations pour les crimes coloniaux, une démarche que l’Algérie soutient pleinement en s’appuyant sur sa propre expérience historique et sur l’engagement du président Abdelmadjid Tebboune à préserver la mémoire nationale et africaine.
Vers une Afrique influente et respectée
Attaf a conclu en soulignant que l’Afrique n’est plus le continent marginalisé du passé. Elle a gagné en influence, devenant membre à part entière du G20, et s’impose désormais comme un acteur majeur sur les questions économiques, sécuritaires et diplomatiques mondiales. Il a appelé à poursuivre cette dynamique de justice et de reconnaissance historique, pour bâtir une Afrique souveraine, unie et écoutée F.H.

